Parc des rapides Deschênes et marais Lamoureux
Amont
Amont des rapides et belvédère Deschênes - Pierre Catudal, 19 mars 2025
Marais Lamoureux
Vue sur le marais Lamoureux - Pierre Catudal, 22 novembre 2025
Île Conroy
Vue sur l'Île Conroy - Pierre Catudal, 22 novembre 2025
Carte du site
None - Alain P. Tremblay, 1 janvier 2008
Sommaire
Site eBird
L489654
Municipalité
Gatineau
Coordonnées
45.3802,-75.8048
Accès gratuit
Transport en commun
Période d'intérêt
Toute l'année
Toilettes
Aire de pique-nique
Banc
Description de l'habitat
Forestier - Feuillus,
Eau - Eau libre
Description du site
Traversé par une piste cyclable, le secteur des rapides Deschênes est un incontournable pour l'observation des oiseaux en Outaouais et un important lieu de rassemblement des espèces aquatiques en migration. Des colonies de Goélands à bec cerclé, Cormorans à aigrettes, Bihoreaux gris et Grandes Aigrettes nichent sur l'Ile Conroy, au milieu des rapides À l'extrémité de la rue Lamoureux, le marais Lamoureux accueille les espèces fréquentant les marais comme le Héron vert et le Canard branchu.
Les canards plongeurs abondent en migration (surtout à l'automne): fuligules par centaines (parfois Fuligules à tête rouge et à dos blanc), harles, garrots, grèbes et macreuses en plus du Harelde kakawi (fin de l’automne). Le Balbuzard pêcheur, la Mouette de Bonaparte et la Sterne pierregarin sont des visiteurs réguliers. La Sterne arctique (fin mai) et la Sterne caspienne font parfois de brefs séjours. Quelques oiseaux de rivage (pluviers, chevaliers, bécasseaux, tournepierres) et Pipits d'Amérique fréquentent les platières rocheuses exposées, attirant les Faucons émerillon et pèlerin. C’est aussi durant les migrations qu’on voit les raretés de passage: Plongeon catmarin, phalaropes, labbes, mouettes et bien d’autres.
Au printemps, à peu près tous les passereaux migrateurs (parulines, viréos, grives, bruants, etc.) s’arrêtent dans les bosquets et les boisés riverains. En mai, profitant des émergences massives d’insectes, des centaines de Martinets ramoneurs et d’hirondelles volent en rase-mottes au-dessus des rapides. Les Engoulevents d’Amérique font de même à la fin août. La Paruline flamboyante est la plus commune de sa famille en été.
En hiver, on observe des dizaines de Garrots à œil d'or (parfois chassés par un Harfang des neiges), souvent un ou deux Garrots d'Islande et Arlequins plongeurs. Les Goélands arctique, bourgmestre, marin et brun y séjournent régulièrement. Des troupes mixtes de jaseurs s’observent également, parfois par centaines.
Bon à savoir
La rivière des Outaouais et le lac Deschênes sont de grandes étendues d'eau; l'utilisation d'une lunette d'approche est fortement recommandée pour l'observation des espèces aquatiques qui s'y retrouvent.
Au coucher du soleil à la fin de l'été, le retour des Bihoreaux gris et Grandes Aigrettes à leur dortoir de l'île Conroy est un spectacle qu'on ne doit pas manquer.
Le sentier récréatif qui borde la rivière des Outaouais offre plusieurs points de vue propices à l’observation, mais on doit prêter attention à la circulation des bicyclettes.
Enjeux de conservation
Ce secteur est la composante sud du corridor de biodiversité s'étendant de la rivière des Outaouais jusqu'au parc de la Gatineau.Trônant au sommet des sites eBird publics de l’Outaouais pour le nombre d’espèces (270), les rapides et le lac Deschênes font partie d'une Zone importante pour la conservation des oiseaux (ZICO) d’intérêt mondial dont dépendent les oiseaux aquatiques lors de leurs migrations printanière et automnale. L’île Conroy abrite la plus grande colonie multi-espèces de la région; les fientes de cormorans pourraient finir par tuer les arbres de l’île, y chassant les Grandes Aigrettes, espèce vedette du site.
Propriétaire ou partenariat
Ministère des Transports et de la Mobilité durable du Québec, Ville de Gatineau, Bird Life International en co-partenariat avec Oiseaux Canada et Nature Canada pour la ZICO, Alliance Parc Deschênes
